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Cannabis et Chrétienté - la plante de la gentillesse

Cannabis-indica.jpg

Cannabis indica - L.

Nous avons déjà discuté ici de l’utilisation du cannabis dans la préparation de l’huile de consécration et de l’encens du Temple. C’est en retraçant l’histoire de ces produits enrichis au cannabis que nous avons pu démontrer leur utilisation continue jusqu’à la période du Nouveau Testament.

 

Si Jésus n’avait pas utilisé l’antique huile de consécration enrichie au cannabis, il n’aurait jamais pu prétendre au titre de Christ. «Christ» est la traduction grecque de l’hébreu «Messiah» et en anglais moderne, ce terme serait traduit par «le consacré», «l’oint». Le titre de «Christ» n’était alors accordé qu’à ceux qui avaient reçu «l’onction de Dieu en lui».

 

Cette huile sainte de consécration, dont la recette est décrite dans la version originale en hébreu dans Exode (XXX : 22-23), contenait plus de 6 livres de kaneh-bosem. Cette substance a été identifiée par des étymologistes, des linguistes, des anthropologues, des botanistes et d'autres chercheurs réputés comme étant le Cannabis, qui était incorporé à six mesures d’huile d’olive avec une variété d’autres herbes médicinales. Les anciens consacrés étaient littéralement enduits de cette mixture.

 

Carl P. Ruck, l’universitaire qui a forgé le terme d’enthéogène est un professeur de mythologie classique à l’université de Boston et il a cherché dans le domaine des substances psycho-actives au sein de l’histoire des religions pendant plus de trente ans, travaillant avec des sommités telles qu’Albert Hoffman (le père du LSD), l’enthéobotaniste Richard Evans Shultes et le fameux mycologue R. Gordon Wasson. Au sujet de l’utilisation du cannabis dans l’Ancien Testament Ruck explique :

 

Il y a peu de doute au sujet du rôle du cannabis dans la religion judaïque (…) il n’y a pas de plante plus importante comme source de fibres pour les textiles et les huiles nutritives et aucune aussi facile à faire pousser. Ruck parle ensuite de la continuation de cette pratique dans la période primitive chrétienne : de manière évidente, la profusion du cannabis et une longue tradition établie au sein du judaïsme ne peuvent que conduire à ce qu’elle soit incorporée dans les préparations des premiers chrétiens .

 

Bien que la plupart des individus de notre époque choisissent de fumer ou d’ingérer le cannabis, les ingrédients actifs (notamment le THC) de cette plante peuvent être transférés dans une huile et peuvent être absorbés au travers de la peau, qui n’est autre qu’un grand organe. Dans le Nouveau Testament, Jésus ne baptisait aucun de ses disciples comme cela est pratiqué aujourd’hui par l’Église Catholique, mais il les consacrait avec une huile enthéogène puissante, envoyant les douze apôtres faire de même.

 

Et ils rejetèrent de nombreux démons, et ils oignirent d’huile ceux qui étaient malades, et ils les soignaient. (Marc 6-13). De la même manière, après le passage de Jésus, Jean suggère que tous les membres malades de la communauté chrétienne devraient faire appel aux anciens afin qu’ils les oignent d’huile au nom de Jésus. (Jean 5-14).

 

Dans le monde antique, des maladies telles que l’épilepsie étaient attribuées à des possessions démoniaques et afin de soigner cette maladie, on pratiquait un exorcisme accompagné d’herbes médicinales. Il est intéressant de noter que le cannabis a depuis prouvé son efficacité dans le traitement non seulement de l’épilepsie, mais également de nombreuses maladies que Jésus et ses disciples soignèrent, comme les maladies de peau (Matthieu 8 : 10,11) des problèmes de vue (Jean 9 : 6,15) et des problèmes menstruels (Luc 8 : 43,48). Selon d’anciens documents chrétiens, même le soin des membres cassés peut être relié à l’utilisation de la Sainte Huile : Toi, huile sainte à nous donnée pour la sanctification (…) tu es ce qui renforce les membres tordus (Actes de Thomas).

 

Un ancien texte chrétien, les Actes de Pierre et des Douze Apôtres, qui est plus ancien que le Nouveau Testament et dont la rédaction est estimée au second siècle ap. J-C., voit Jésus donner à ses disciples une boîte à onguent et une poche pleine de médecine avec instruction pour eux d’aller dans la ville et de soigner les malades. Jésus explique que l’on doit soigner les corps d’abord avant de pouvoir soigner les cœurs.

 

Ces découvertes ne devraient pas être des surprises, puisque l’utilisation médicale du cannabis pendant cette période est confortée par des traces archéologiques et que de nombreuses maladies comme celles décrites ci-dessus ont été traitées avec des préparations de Cannabis dans la région pendant des siècles, avant la période chrétienne.

 

Alors que Jésus et ses disciples commencèrent à répandre la connaissance de la guérison par le Cannabis dans le monde antique, le terme de Christ évolua en terme pluriel de Chrétiens, càd. : ceux qui furent oints par la Sainte Huile. Comme le Nouveau Testament l’explique : (…) l’onction que tu as reçue de lui reste en toi, et tu n’as plus besoin de personne pour t’enseigner. Mais comme cette onction de lui t’enseigne au sujet de toutes choses et comme cette onction est réelle, ne contrefais pas la manière dont elle t’a été enseignée, reste en lui. (Jean 2 : 27).

 

Les chrétiens, ceux qui sont oints, reçurent la connaissance de toutes choses par cette onction de celui qui est Saint (Jean 2 : 20). Par conséquent, ils n’avaient besoin d’aucun autre enseignant. Ils étaient dotés de leur propre connaissance spirituelle. Effectivement, selon les propres mots de Jésus après son initiation par Jean, il apparaîtrait que sa propre puissance spirituelle venait bien de la consécration ou de l’onction : L’Esprit du Seigneur Dieu est sur moi, car le Seigneur m’a sanctifié afin d’apporter le repos aux affligés ; il m’a envoyé afin de consoler ceux aux cœurs brisés ; pour proclamer l’année des bienfaits du Seigneur et le jour de la vengeance de notre Dieu ; afin de conforter ceux qui pleurent.

 

Bien que l’histoire biblique de l’initiation de Jésus par Jean décrive celle-ci comme un baptême catholique classique, prenant la forme d’une immersion dans l’eau, le terme Baptême lui-même peut être perçu comme ayant des connotations d’initiation et il est fort probable qu’il y avait bien plus dans cette affaire que ce qui est décrit dans la Bible.

 

D’anciens textes chrétiens indiquent originellement que le rite était pratiqué en conjonction avec le rite de l’onction par le kaneh bosem (Cannabis - cf. plus bas), la consécration prenant place soit avant, soit après la cérémonie baptismale. Certains textes chrétiens, qui ne font pas partie du canon officiel, disent spécifiquement que Jésus reçu le titre de Christ (…) à cause de la consécration et non à cause de l’eau du baptême.

 

La controverse au sujet du baptême contre la consécration avec l’huile est apparemment aussi ancienne que le christianisme lui-même. Le Nouveau Testament, dont nous tirons l’image classique de Jésus, n’a pas été fixé avant 350 de notre ère. Les Pères de l’Église Catholique Romaine qui le fixèrent sélectionnèrent ces écrits à partir d’une plus grande quantité de textes qui furent collectés auprès de nombreuses écoles différentes de la pensée chrétienne, lesquelles s’étaient développées au travers des premiers siècles. Tout ce qui contredisait leur vision officielle de la vie de Jésus fut déclaré hérétique et destiné aux flammes.

 

Les branches de la chrétienté auxquelles appartenaient ces textes illégaux sont connues comme Gnostiques. Ces sectes illégales vénéraient un Jésus radicalement différent de celui qui nous est parvenu à partir de la branche primitive du christianisme et qui grandit par la suppression de toutes les sectes conflictuelles ou païennes et menant aux âges sombres de l’Église Catholique Romaine.

 

Heureusement, une de ces sectes gnostiques a eu la prévoyance de cacher quelques-unes de ces écritures interdites, qui furent découverts en 1945. Tous ces textes gnostiques sont aussi anciens, voire plus anciens dans certains cas, que le Nouveau Testament. Il n’est donc pas possible de rejeter leurs visions et révélations au sujet de Jésus et du christianisme primitif qu’ils contiennent.

 

Une des différences les plus prononcées entre les doctrines de l’Église Catholique Romaine et celles appartenant aux chrétiens gnostiques concernent la Foi par rapport à la Connaissance. Le terme Gnose lui-même est un mot grec signifiant Connaissance. Le point central des pratiques religieuses gnostiques concernait le développement de la connaissance spirituelle en chaque individu. D’autre part, la pratique de l’Église catholique repose dans la foi, l’individu ne connaissant jamais Dieu lui-même, qui est limité à des descriptions et à des édits religieux de l’Église qui s’administre elle-même au travers d’une hiérarchie de prêtres, d’évêques et de papes.

 

De cette redécouverte des textes gnostiques, nous pouvons voir que ces premiers chétiens croyaient énormément que leur propre expérience spirituelle venait de l’utilisation de la Sainte Huile. Les gnostiques critiquaient ouvertement l’Église Catholique Romaine pour l’acte placebo du baptême, lequel n’a semble-t-il aucun effet spirituel (!)

 

Effectivement, le traité gnostique de l’Évangile de Philippe stipule : Le chrême est supérieur au baptême. Car par l’onction nous sommes appelés oints (chrétiens), et non à cause du baptême. Et le Christ était ainsi nommé à cause de l’onction, car le Père oint le Fils, et le Fils oint les apôtres, et les apôtres nous ont oint. Celui qui a été oint a le Tout. Il a (…) le Saint-Esprit. Dans certains textes gnostiques (…) la consécration spirituelle est requise pour pénétrer dans les plus hauts mystères. (Rudolph 1987). De la même manière, les Naassènes prétendaient être les véritables chrétiens du fait qu’ils étaient oints par le chrême ineffable (Mead, 1900).

 

Selon la vision gnostique, comme il est écrit dans l’Évangile de Philippe, les initiés du rite vide du baptême descendent dans l’eau et remontent sans avoir rien reçu. Il y a eau et eau, il y a un feu dans le chrême (Évangile de Philippe). La consécration par l’huile était l’introduction du candidat dans une félicité sans fin, il devenait ainsi un Christ (Mead, 1900). L’huile comme signe du don de l’Esprit était assez naturelle dans le monde sémitique, et par conséquent la cérémonie est probablement très primitive. À cette époque, la signification biblique s’obscurcit (Chadwick 1967).

 

Les descriptions gnostiques qui ont survécu, quant aux effets du rite de consécration, font apparaître clairement que la sainte huile avait des propriétés psycho-actives puissantes qui préparaient le récipiendaire à pénétrer dans une félicité sans fin. De plus, il est dit que si une personne reçoit cette onction( …) cette personne n’est plus un chrétien, mais un Christ (Évangile de Philippe). De la même manière, l’Évangile de Vérité nous dit que Jésus vint spécifiquement parmi eux afin que lui puisse les oindre avec l’onction. L’onction de la miséricorde du Père ( …) ceux qu’il a oints sont ceux qui sont devenus parfaits.

 

L’importance de la Sainte onction chez les premiers chrétiens est également attestée par le livre apocryphe : Les Actes de Thomas, qui se réfère aux feuilles indiennes et qui met en parallèle le pouvoir du Saint Chrême avec la plante de la gentillesse : Saint Chrême, à nous donné pour la sanctification, mystère caché par lequel la croix nous fut dévoilée. Tu es celui qui montre les trésors cachés. Tu es la plante de la gentillesse. Que ton pouvoir vienne… par cette onction.

 

Il est intéressant que les textes gnostiques nous donnent des indications sur le fait que le Cannabis était également brûlé comme encens et utilisé par Jésus dans l’huile de consécration et autres enthéogènes dans des cérémonies chamaniques complexes.

 

Jésus l’Initiateur

Dans le Second Livre de Iéou, Jésus dit à ses disciples que parmi les secrets qu’ils se verront montrés, il y a le Mystère des Cinq Arbres, qui en ce cas se rapporte à la connaissance de certaines plantes magiques alors utilisées comme catalyseurs chamaniques lors de cérémonies.

 

Ces cinq mêmes arbres se réfèrent à ce qui est peut-être le plus ancien texte chrétien : l’Évangile de Thomas - il y a cinq arbres pour vous dans le Paradis (…) Tous ceux qui les connaîtront n’expérimenteront pas la mort. Du point de vue gnostique, ne pas expérimenter la mort signifie atteindre un certain état de purification intérieure ou d’illumination, état dans lequel l’initié se relève des morts, càd. se défie de l’ignorance et de l’aveuglement, et ne jamais grandir et devenir immortel : qu’il obtient la possession de la conscience de son ego spirituel et comme tel, réalise qu’il est une part d’un plus grand ensemble cosmique qui continuera longtemps après la disparition de son corps matériel.

 

Le Second Livre de Iéou nous donne une description précise d’une cérémonie chamanique qui mène à un état supérieur, au travers de l’ingestion des cinq arbres : Le Maître prépara l’endroit pour l’offrande (…) plaçant une jarre de vin à droite et une à gauche et il répandit certaines baies et épices autour du plat. Ensuite, il mit certaines plantes dans leur bouche (…) et aussi une autre plante dans leurs mains et il les plaça en cercle autour du sacrifice (Mead 1900).

 

Continuant le rituel - comme dans les cérémonies chamaniques et magiques relevées chez les anciens peuples  - Jésus tourne ses disciples vers les quatre points cardinaux.

 

Il offre ensuite une prière (…) et on nous donne (…) une description du Baptême du Feu. Dans ce rite (…) des branches de vigne sont utilisées ; elles sont imbibées de divers encens (…) une merveille était demandée dans le feu de cet encens fragrant (…) la nature de cette merveille est inconnue et Jésus baptise les disciples, leur donne l’Eucharistie. Vient ensuite le Baptême de l’Esprit Saint. Dans ce rite des jarres de vin et des branches de vigne sont à nouveau utilisées (…) un miracle prend place à nouveau, mais on ne nous en dit rien (…) après cela nous avons le Mystère du Retrait du Mal des Gouverneurs (…) qui consiste en une offrande d’encens (…) à la fin les disciples (…) sont devenus immortels et peuvent suivre Jésus en tous lieux (Mead 1900).

 

Le miracle contenu dans l’encens utilisé par Jésus durant la cérémonie, et qui rend si perplexe le professeur Mead, était sans doute une référence à ses effets enthéogèniques indescriptibles. Il est probable que le miracle auquel on fait référence indique les propriétés magiques des différentes plantes utilisées lors de la cérémonie et qui furent révélées aux participants de la cérémonie du Mystère des Cinq Arbres (en relation avec l’encens, il est intéressant de noter que selon les documents gnostiques eux-mêmes, l’ancien initié qui les cacha, Seth, reçu l’inspiration de faire cela après avoir inhalé des fumées de l’encens de la vie).

 

Selon le Pr. Ruck, même le vin utilisé dans de telles cérémonies était vraisemblablement bien plus fort qu'un simple vin de table : les vins anciens étaient toujours fortifiés, comme le Vin fort de l’Ancien Testament, avec des additifs d’herbes, de l’Opium, des solanacées (Datura, Belladone), de la Mandragore, etc. Et nous pouvons certainement retrouver quelques candidats aux Cinq Arbres parmi ces ingrédients.

 

On peut retrouver des traces de la mandragore dans la Genèse et dans le Cantique de Salomon qui documentent clairement l’intérêt que les Hébreux portaient aux plantes magiques. L’utilisation et la connaissance de ces plantes furent sans doute transmises par certaines branches de la foi, comme les gnostiques, cela est évident. La mandragore a été utilisée magiquement au travers du monde antique et dans les temps romains la magie commença à être associée massivement avec les propriétés psycho-actives des plantes (Schultes & Hofmann 1979/1992).

 

L’adjonction d’une drogue hallucinatoire puissante comme la mandragore aiderait à expliquer quelques-unes des plus extrêmes expériences liées à la sainte consécration et aux différents baptêmes décrits ci-dessus. Quelques recettes pour les consécrations de sorcières contiennent du Cannabis et de la mandragore. L’expérience de sortie du corps attribuée aux gnostiques, aussi bien que divers aspects de leur cosmogonie, peut être comparée au Sabbat des sorcières.

 

Une sectes gnostiques parmi les plus significatives et répandues, les Manichéens, pratiquaient des cérémonies similaires à celles que Jésus pratiquait. Ils furent condamnés par l’Église Catholique à cause de leur utilisation des sacrements. Le père de l’Église Catholique Romaine, Saint Augustin, qui lui-même renonça au manichéisme, censura furieusement les Manichéens hérétiques qui échappèrent à la persécution de l’Église Catholique. La secte survécut jusqu’au douzième siècle dans diverses parties de l’Europe, où ils disparurent sous les coups des armées catholiques. On la retrouve également en Chine où elle finit par disparaître sous l’action d’éléments culturels indigènes. Dans la Chine médiévale, l’opinion générale de la religion était que ce qui impliquait une extase induite par la drogue relevait de l’Esprit-roi. Les Chinois se réfèrent également, dans un texte du XII° siècle, aux manichéens qui mangeaient des champignons rouges (…) ils utilisaient aussi de l’urine pour leur rituel de l’eau. Cette pratique nous rappelle celle des tribus paléosibériennes qui buvaient toujours l’urine de ceux qui avaient ingéré de l’amanite tue-mouche afin d’étendre ses actions pharmacologiques (La Barre 1980). À ce sujet, il est fort probable que les premières expériences humaines de substances hallucinogènes ont pour origine l'absorbtion d'urine d'animaux ayant mangé certaines plantes, après observation de comportements inhabituels chez eux. Il est attesté que les chamanes boivent l’urine (qui a pour effet de concentrer les agents psycho-actifs) d'animaux ayant absorbé des plantes hallucinogènes.

 

En ce qui concerne l’utilisation de champignons par les chrétiens, le Pr. Carl Ruck explique : l’indication la plus irrésistible que l’amanite tue-mouches (Amanita muscaria) était le repas eucharistique se trouve certainement dans la représentation des agapes chrétiennes sur des mosaïques du IV° siècle, préservées sous la basilique Santa Maria de Collemaggio à l’Aquila (partiellement détruite en avril 2009 par un tremblement de terre). Dans un contexte de symboles gnostiques, elles décrivent un panier de champignon (…) il ne s’agit pas d’une restauration et donc les champignons (…) ne sont donc pas là comme de simples délicatesses culinaires. De la même manière, l’amour des Manichéens pour le champignon rouge doit être compris pour la place certaine qu’il tient dans le végétarisme gnostique.

 

Bien sûr, les anciens psychonautes chrétiens qui utilisaient des enthéogènes afin d’explorer le royaume de l’espace intérieur le firent dans un état d’esprit différent de la majorité de ceux qui les utilisent aujourd’hui : un moyen d’atteindre une gnose spirituelle, laquelle était donc traitée avec révérence et respect. En comparaison, l’approche actuelle des drogues semble non structurée, plus chaotique et non sacrée.

 

Si le cannabis était bien l’un des principaux ingrédients de l’antique huile de consécration des chrétiens, comme cela est à présent indiqué par des historiens très sérieux, et que la réception de cette huile fit de Jésus le Christ et de ses disciples des chrétiens, alors, la persécution de ceux qui utilisent le cannabis devrait être considérée comme une attitude anti-chrétienne (!) révélation qui pourrait revenir comme un choc aux pieux de la droite chrétienne comme John Ashcroft, Procureur Général des EU qui milita sauvagement pour l’abolition du cannabis thérapeuthique.

 

Il est curieux que la redécouverte d'anciens documents gnostiques, qui ont pu mener à ces révélations au sujet de Jésus et de l’Église primitive, aient coïncidé avec la redécouverte d'une utilisation des plantes enthéogènes par la culture chrétienne. L’apparition de ces documents, qui témoignent de la parole perdue de Jésus, coïncide avec la réintroduction culturelle des sacrements qu’il a utilisés. Ils représentent une sorte de résurrection de l’esprit du Christ, esprit qui contient la même puissance de révolution que celle de Jésus et des hauts initiés qui le suivirent, il y a deux mille ans.

 

Onction.jpgonction du Roi David par Samuel (BNF)

 

Le Christ, le Saint Chrême et le Cannabis

 

Comme nous l’avons vu, le principal ingrédient de l’huile de consécration était le cannabis. Il y avait une quantité suffisante de cannabis dans la préparation pour faire de cette huile un puissant agent psychoactif. Aussi bien utilisée par Moïse, Aaron et les prêtres de la tribu des Lévites, dont le statut était conféré par l’utilisation de l’huile de consécration, celle-ci devint également un moyen de couronner les nouveaux rois d’Israël et de Judée. Tous ceux qui ont expérimenté l’huile de consécration étaient connus pour être consacrés ou en hébreu être le Messie.

 

Ce terme peut être familier à nombre d’entre nous, mais c’est en ce titre que réside une surprise : le terme hébreu de Meshiah signifie le consacré ; alors qu’en grec le mot utilisé est Christ. Si Jésus n’avait été consacré, il ne serait pas devenu le Christ.

 

L’huile de consécration provient d’une pratique qui a suivi le retour de l’exil de Babylone. Son utilisation a connu alors un déclin qui a continué jusqu’à la révolte des Maccabées et à l’occupation romaine, période où l’on ne retrouve que de rares références à l’huile. Il y a toutefois d’amples évidences que Jésus a réintroduit l’utilisation de l’huile de consécration psychoactive et qu’elle était d’un usage courant parmi les premiers chrétiens.

 

Les écrits polémiques des premiers pères chrétiens donnent une vision partisane de la vie, des croyances et des pratiques des gnostiques hérétiques. Pour ces dogmatiques des premiers temps du christianisme, les gnostiques avaient une vision erronée de la vie de Jésus et ils devaient donc être corrigés ou éliminés. Cependant, c’est au travers des écrits des gnostiques que nous pouvons voir que l’huile de consécration était en réalité tenue par eux dans un respect particulier et qu’il y avait un pouvoir spécial contenu en elle, qu’ils considéraient comme primordial.

 

Celse rapporte que les gnostiques ophites possédaient un sceau dont le récipiendaire se voyait fait Fils du Père ; sa réponse était alors : J’ai été consacré par l’huile de l’Arbre de la Vie (…) Dans certains textes gnostiques comme la Pistis Sophia et le Livre de Jeu, la consécration spirituelle était requise pour l’entrée d’un individu au sein du Plérôme. (Rudolph, 1987).

 

Du point de vue gnostique, comme on peut le lire dans l’Évangile de Philippe, les pseudo-initiés du rite vide du baptême descendent dans l’eau et remontent sans avoir reçu quoi que ce soit. Ici, nous pouvons voir que le baptême qui deviendra central dans la notion de salut dans le christianisme catholique n’était pas considéré avec la même révérence que l’huile de consécration, ou chrême, par les gnostiques. Pour les gnostiques c’est bien l’huile de consécration qui détient les clés de la grâce.

 

Il y a une eau dans l’eau, et un feu dans le chrême (Évangile de Philippe). La consécration avec l’huile était l’introduction du candidat dans une félicité sans fin et il devenait alors un Christ (Mead, 1900)

 

En effet, le traité gnostique de l’Évangile de Philippe précise : le chrême de consécration est supérieur au baptême (…) car par la consécration nous sommes appelés consacrés (chrétiens), et non par le baptême. Et le Christ aussi était ainsi appelé à cause de la consécration, car le Père a consacré le Fils, et le Fils a consacré les apôtres, et les apôtres nous ont consacrés. Celui qui a été consacré est le Tout. Il a la résurrection, la lumière, la croix, le Saint-Esprit.

 

Au travers du texte la lumière est habituellement associée avec le chrême (Isenberg, 1978), et il est dit que celui qui reçoit cette onction (…) cette personne n’est plus un chrétien, mais le Christ (Évangile de Philippe). De la même manière, l’Évangile de Vérité dit que Jésus vint spécifiquement en leur sein afin qu’il puisse les oindre avec la consécration. Cette consécration est la miséricorde du Père (…) ceux qu’il a consacrés sont ceux qui sont devenus parfaits.

 

De la même manière, les premiers chrétiens étaient chrétiens du fait, et de ce fait seul, qu’ils avaient été oints par la sainte huile de consécration.

 

joint.jpg

la création du joint

 

Kaneh Bosem

 

Et dit Élohim : Voici, je te donne toute herbe ensemençant semence sur la surface de la terre, et tout arbre qui porte en lui le fruit d’arbre. (Genèse I : 29-30)

 

Ces mots semblent assez directs, cependant, le Cannabis et les autres plantes médicinales psychoactives sont rejetés au sein de nos sociétés. Ceux qui utilisent ces plantes entrent dans des états de conscience différents et sont jetés en prison pour cela. Ironiquement, la principale force qui maintient cette prohibition est un groupe de chrétiens de droite. Ils proclament croire à la fois en la Bible et dans l’ancien Yahweh, alors que l’opinion de Yahveh sur le sujet est clairement exprimée dans la citation ci-dessus.

 

Nous verrons plus bas comment les prophètes de l’Ancien Testament ne furent pas autre chose que des chamans et comment le Cannabis et autres enthéogènes ont joué un grand rôle dans la culture hébraïque ancienne.

 

Les premières évidences sérieuses de l’utilisation par les Hébreux du cannabis furent établies en 1936 par Sula Benet, une étymologiste polonaise peu connue de l’Institut des Sciences Anthropologiques de Varsovie. Avant elle, un médecin britannique, le Dr. C. Creighton, écrivit en 1903 Indications of the Haschich Vice in the Old Testament dans lequel il concluait que plusieurs références au cannabis pouvaient y être trouvées. Le mot Cannabis était généralement considéré comme étant d’origine scythe, mais Benet démontra qu’il y avait une origine plus ancienne au sein des langues sémitiques comme l’hébreu et qu’apparaissant plusieurs fois dans l’Ancien Testament des références au chanvre, à la fois comme encens, qui est partie intégrante de la célébration religieuse, et comme substance enivrante (in : Early Diffusion and Folk Uses of Hemp - S. Benet, 1967).

 

Benet a démontré que le mot hébreu pour le Cannabis est kaneh bosem, que l’hébreu traditionnel rend aussi par kaneh ou kannabus. La racine kan signifiant chanvre ou roseau et bosem : aromatique. Ce mot apparaît cinq fois dans l’Ancien Testament : dans le livre de l’Exode, le Cantique des Cantiques, Isaïe, Jérémie et Ezéchiel.

 

Le mot kaneh bosem a été mal traduit par calame, une plante commune sans grande valeur monétaire n’ayant aucune des qualités ou valeurs données au kaneh-bosem. L’erreur s’est produite dans la plus ancienne traduction grecque de la Bible hébraïque, la Bible des Septante au III° siècle de notre ère. Elle fut reproduite dans nombre de traductions qui suivirent. Au même point de l’Histoire, en 300 av. J-C, un groupe gnostique fit sa première apparition. Les Gnostiques (du grec : connaissance) faisaient une symbiose entre le judaïsme, la pensée néo-platonicienne et zoroastrienne. Ils proclamaient une connaissance directe de la divinité au lieu de la simple foi. Notons ici que les Soufis utilisent un terme similaire pour le cannabis : khaneh.

 

Une histoire cachée

 

En prenant la chronologie des références bibliques au kaneh bosem, on trouve bien plus plus qu’une révélation de l’histoire du cannabis au sein de l’Ancien Testament. Une autre histoire plus excitante et secrète émerge : celle de la suppression des cultes d’Astarté, aussi nommée Ashera, connue des anciens sémites comme étant la Reine des Cieux.

 

La première référence au kaneh bosem dans l’Ancien Testament apparaît avec le prophète shaman Moïse. Au commencement de sa carrière chamanique, Moise découvre l’Ange du Seigneur dans les flammes du buisson ardent. Cependant, plus tard dans sa vie, une référence directe au Cannabis est faite. Sula Benet explique cette référence comme suit :

 

L’onction différencie les choses sacrées des choses séculières. L’onction des objets sacrés était une antique tradition en Israël : l’huile sainte ne devait jamais être utilisée pour des buts séculiers (…) par-dessus tout, l’huile de consécration était utilisée pour les rites d’installation des rois et des prêtres hébreux. Cette première référence au kaneh bosem est la seule qui décrit que cette onction doit être appliquée de manière externe. Cependant, l’huile de consécration qui est faite à partir de cannabis est effectivement psychoactive et a été utilisée par des groupes aussi divers que les occultistes du XIX° siècle et les sorcières médiévales. Dans Techniques of High Magic, King et Skinner donnent les projections astrales de l’onction : lanoline – 5 onces ; hashish – 1 once ; fleurs de chanvre – 1 poignée ; fleurs de pavots – 1 poignée.

 

A l’époque de Moïse, le cannabis était utilisé comme hallucinogène par les anciens adorateurs d’Asherah, la Reine des Cieux. Asherah était également considérée comme une déesse hébraïque (Raphael Patai, The Hebrew Goddess - Avon Books, 1967).

 

Avant la fondation de Jérusalem, les prêtresses d’Asherah mélangeaient de la résine de cannabis avec de la myrrhe, de la balsamine et des parfums. Elles enduisaient ensuite leur peau avec ce mélange et en brûlaient également (William A. Emboden Jr., Ritual Use of Cannabis et P.T. Furst, Sativa L. A Historic-Ethnographic Survey, in Flesh of the Gods - Praeger, 1972).

 

22 - L’Eternel parla à Moïse, et dit :

23 - Prends des meilleurs aromates, cinq cents sicles de myrrhe, de celle qui coule d’elle-même ; la moitié, soit deux cent cinquante sicles, de cinnamome aromatique, deux cent cinquante sicles de kaneh-bosem.

24 - Cinq cents sicles de casse, selon le sicle du sanctuaire, et un hin d’huile d’olive.

25 - Tu feras avec cela une huile pour l’onction sainte, composition de parfums selon l’art du parfumeur ; ce sera l’huile pour l’onction sainte.

26- Tu en oindras la tente d’assignation et l’arche du témoignage

27 - la table et tous ses ustensiles, le chandelier et ses ustensiles, l’autel des parfums,

28 - l’autel des holocaustes et tous ses ustensiles, la cuve avec sa base.

29 - Tu sanctifieras ces choses, et elles seront très saintes, tout ce qui les touchera sera sanctifié.

30 - Tu oindras Aaron et ses fils, et tu les sanctifieras, pour qu’ils soient à mon service dans le sacerdoce.

31 - Tu parleras aux enfants d’Israël, et tu diras : Ce sera pour moi l’huile de l’onction sainte, parmi vos descendants.

32 - On n’en répandra point sur le corps d’un homme, et vous n’en ferez point de semblable, dans les mêmes proportions ; elle est sainte, et vous la regarderez comme sainte.

33 - Quiconque en composera de semblable, ou en mettra sur un étranger, sera retranché de son peuple (Exode XXX : 22-33)

 

Les passages de l’Ancien Testament ci-dessus rendent assez clair le caractère sacré de cette consécration. Moïse et les lévites conservèrent jalousement cette utilisation et rendirent cet interdit par un commandement de Dieu qui indiquait que tout transgresseur serait coupé de son peuple. Cette loi revenait à une condamnation à mort dans les temps anciens.

 

Puisque les pipes n’avaient encore été inventées, il était courant, parmi certains peuples anciens, de brûler du cannabis et d’autres herbes dans des tentes afin qu’une plus grande quantité de fumée puisse être inhalée. Les Scythes étaient un peuple de nomades qui voyageait à travers l’Europe, la Méditerranée, l’Asie centrale et la Russie. Ils brûlaient du cannabis à l’intérieur de petites tentes et inhalaient les fumées à des fins rituelles et récréatives.

 

Moïse et ses prêtres brûlaient l’encens et utilisaient la sainte onction dans une tente portative, la fameuse Tente du Tabernacle. Comme le cannabis sera listé directement, plus tard dans la Bible, comme un encens, il semble probable que Moïse et les lévites aient brûlé des fleurs et du pollen de cannabis avec les onctions et encens que Dieu leur avait demandé de faire.

 

8 - Il en fera brûler aussi entre les deux soirs, lorsqu’il arrangera les lampes. C’est ainsi que l’on brûlera à perpétuité du parfum devant l’Éternel parmi vos descendants.

9 - Vous n’offrirez sur l’autel ni parfum étranger, ni holocauste, ni offrande, et vous n’y répandrez aucune libation.

10 - Une fois chaque année, Aaron fera des expiations sur les cornes de l’autel ; avec le sang de la victime expiatoire, il y sera fait des expiations une fois chaque année parmi vos descendants. Ce sera une chose très sainte devant l’Éternel (Exode XXX : 8-10).

 

Étant donné que les Scythes et les israélites commerçaient marchandises et connaissances, il n’est pas surprenant de trouver une technique similaire d’utilisation de tentes afin de retenir la fumée.

 

Les Scythes participaient au commerce et faisaient la guerre avec les Sémites, un millénaire au moins avant qu’Hérodote ne les rencontre au V° siècle av. J-C. La raison de cette confusion et de la relative obscurité du rôle joué par les Scythes dans l’histoire du monde est le fait qu’ils étaient connus des Grecs comme Scythes et des Sémites comme Askhenazes. La première référence aux Askhenazes apparaît dans la Bible dans Genèse 10 : 3, où Askhenaze, leur ancêtre, est nommé fils de Gommer, le petit-fils de Noé.

 

 

Une lecture de l’Ancien Testament révèle que Yahvé vint à Moïse au milieu d’une nuée et que cette nuée provenait de la fumée produite par la consumation d’encens. Ralph Patai dit à ce sujet : Yahvé faisait des apparitions temporaires dans la tente. Il était un dieu visiteur dont l’apparition ou la disparition de la tente étaient utilisées comme oracles (in The Hebrew Godess). On doit se souvenir également de l’ancien sage perse Zoroastre, un autre monothéiste comme Moïse, qui entendit la voix de son dieu, Ahura Mazda, alors qu’il était dans une extase chamanique produite par le cannabis. L’oracle grec de Delphes révélait également ses prophéties derrière un voile de fumées toxiques.

 

La vision intérieure obtenue par l’utilisation de cannabis, qu’il soit inhalé dans la Tente du Tabernacle ou appliqué sur la peau, peut avoir été interprétée par Moïse comme des messages de Dieu. Renvoyons ce processus aux shamans modernes qui interprètent leurs expériences grâce à des plantes hallucinogènes, sensées contenir des révélations divines.

 

Les Commandements donnés à Moïse et aux autres prophètes bibliques par Dieu ont-ils été les premiers commencements de la conscience de soi par les humains ? Le Cannabis a son propre lieu de réception dans le cerveau humain, localisé dans les zones gouvernant la pensée supérieure et la mémoire. Se pourrait-il que la pensée inférieure ait grandi à partir du langage et de l’utilisation de plante psychoactives comme le cannabis ? Que les premiers prototypes de la capacité humaine à avoir une pensée intérieure profonde - capacité que nous considérons aujourd’hui comme allant de soi - puissent avoir été vus comme émanant des Prophètes ? Cela rendrait-il les commandements divins moins sacrés ? À la lumière de ces informations, les questions ci-dessus ne sont-elles pas plus crédibles concernant la naissance de la conscience juive, plutôt que comme le commandement d’un Dieu omnipotent ?

 

Seconde apparition du Cannabis dans la Bible

 

La seconde trace du cannabis dans la Bible se trouve sous le nom de kaneh et apparaît en relation avec le Roi Salomon. Dans le Cantique des Cantiques de Salomon, un des plus beaux passages de l’Ancien Testament, Salomon mentionne le kaneh pour décrire sa fiancée :

 

8 Viens avec moi du Liban, ma fiancée, Viens avec moi du Liban ! Regarde du sommet de l’Amana, Du sommet du Senir et de l’Hermon, Des tanières des lions, Des montagnes des léopards.

9 Tu me ravis le coeur, ma soeur, ma fiancée, Tu me ravis le coeur par l’un de tes regards, Par l’un des colliers de ton cou.

10 Que de charmes dans ton amour, ma soeur, ma fiancée ! Comme ton amour vaut mieux que le vin, Et combien tes parfums sont plus suaves que tous les aromates !

11 Tes lèvres distillent le miel, ma fiancée ; Il y a sous ta langue du miel et du lait, Et l’odeur de tes vêtements est comme l’odeur du Liban.

12 Tu es un jardin fermé, ma soeur, ma fiancée, Une source fermée, une fontaine scellée.

13 Tes jets forment un jardin, où sont des grenadiers, Avec les fruits les plus excellents, Les troènes avec le nard ;

14 Le nard et le safran, le kaneh et le cinnamome, Avec tous les arbres qui donnent l’encens ; La myrrhe et l’aloès, Avec tous les principaux aromates » (Cantique des Cantique IV : 8-14). 

 

Les anciens adoraient la Divinité sous la forme d’une femme nue, de la terre sur laquelle ils vivaient et de la nature autour d’eux. Les rayons fertiles du soleil sur la terre étaient perçus comme la fertilisation par Dieu de la Terre-Mère. À la lumière de ce symbolisme, il n’est pas surprenant de trouver le Cantique de Salomon aussi empreint d’imageries érotiques et végétales (sur l’érotisme dans la Bible voir : The X-Rated Bible ; An Irrelevant Survey of Sex in the Scriptures, Ben Edward Akerley).

 

Dans son ouvrage The Woman’s Book of Myths and Secrets, Barbara Walker explique que l’Asherah de l’Ancien Testament est traduit par bosquet sans aucune explication. Le bosquet sacré représente pourtant la Déesse, le centre génital, le lieu de naissance de toutes choses. Lors de la période matriarcale, les hébreux adoraient la Divinité dans des bosquets (1 Rois 14 : 23), plus tard ce bosquet sera coupé par les réformateurs patriarcaux qui brûlèrent les os des prêtres d’Asherah sur leur propre autel (2 Chroniques 24 : 4-5).

 

Dans Le Temple et la Loge (Baigent et Leigh), les auteurs écrivent que le Cantique des Cantiques de Salomon est un hymne et une invocation de la déesse-mère phénicienne Astarté. Astarté était connue comme la Reine des Cieux, l’Étoile de la Mer et Stella Maris. Les auteurs montrent qu’Astarté était conventionnellement adorée sur les montagnes et les collines. Ils renvoient ensuite à 1 Rois 3 : 3 - Salomon aimait l’Éternel, et suivait les coutumes de David, son père. Seulement, c’était sur les hauts lieux qu’il offrait des sacrifices et des parfums.

 

1 Rois 11 : 4-5 offre un exemple encore plus explicite du lien entre Salomon et Astarté : À  l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinèrent son coeur vers d’autres dieux ; et son coeur ne fut point tout entier à l’Éternel, son Dieu, comme l’avait été le coeur de David, son père. Salomon alla après Astarté, divinité des Sidoniens, et après Milcom, l’abomination des Ammonites.

 

La pratique de Salomon de brûler de l’encens sur les hauteurs en l’honneur de la Reine des Cieux peut avoir été une coutume faite dans le même esprit que les Scythes, qui brûlaient du cannabis dans les grottes des montagnes et consacraient leurs actions envers la Grande Déesse, Tabiti-Hestia (sur l’utilisation du cannabis par les Scythes, voir Cannabis Canada n° 2).

 

Des découvertes archéologiques démontrent que le culte des anciens dieux de Canaan était une part intégrante de la religion des Hébreux, jusqu’à la fin de la monarchie hébraïque. Le culte de la Déesse joua un rôle plus important dans cette religion populaire que celles des dieux.

 

Troisième référence au Cannabis.

 

La référence suivante directe au kaneh bosem apparaît dans Isaïe, où Dieu réprime les israélites pour, entre autres, ne pas lui avoir offert ses Herbes Sacrées : Tu ne m’as pas offert tes brebis en holocauste, Et tu ne m’as pas honoré par tes sacrifices ; Je ne t’ai point tourmenté pour des offrandes, Et je ne t’ai point fatigué pour de l’encens. Tu n’as pas à prix d’argent acheté pour moi des aromates, Et tu ne m’as pas rassasié de la graisse de tes sacrifices ; Mais tu m’as tourmenté par tes péchés, Tu m’as fatigué par tes iniquités (Isaïe 43 : 23-24).

 

Un extrait antérieur d’Isaïe indique en outre que l’appétit de Dieu avait été auparavant apaisé et que la maison était emplie de fumées :

 

4 - Les portes furent ébranlées dans leurs fondements par la voix qui retentissait, et la maison se remplit de fumée.

5 - Alors je dis : Malheur à moi ! je suis perdu, car je suis un homme dont les lèvres sont impures, j’habite au milieu d’un peuple dont les lèvres sont impures, et mes yeux ont vu le Roi, l’Éternel des armées.

6 - Mais l’un des séraphins vola vers moi, tenant à la main une pierre ardente, qu’il avait prise sur l’autel avec des pincettes.

7 - Il en toucha ma bouche, et dit : Ceci a touché tes lèvres ; ton iniquité est enlevée, et ton péché est expié (Isaïe 6 : 4-7).

 

Dans The Sacred Mushroom and the Cross, John Allegro souligne que les peuples antiques croyaient que les plantes psycho-actives étaient des portes vers les autres royaumes. Ils les considéraient comme des anges. Les mots grecs et hébreux pour anges signifient littéralement messagers ou apporteurs de miracles.

 

Il semble plus crédible que les êtres ailés qui apparaissaient à Isaïe et aux autres prophètes bibliques ne soient pas des anges en réalité (les dieux ailés ou les anges peuvent être vus comme une symbolisation de la capacité à voyager entre les deux mondes, comme par exemple le dieu grec Hermès dont les pieds ailés lui permettaient d’agir en tant que messager entre les hommes et les dieux), mais plutôt d’anciens shamans, portant des costumes élaborés et par la transe induisant des rituels, le tout rehaussé par l’utilisation de cannabis et de substances psychotropes comme l’Amanita muscaria, la Mandragore ou autres psychotropes.

 

Ce type d’initiation rituelle était commune dans le Proche-Orient antique et impliquait souvent l’utilisation de costumes ailés et de masques, comme ceux que les explorateurs européens découvriraient chez les peuples aborigènes quelques milliers d’années plus tard.

 

Séraphim se traduit buveur de fumée et ceux qui sont familiers du hashish savent qu’il brûle de manière identique à de l’encens. Il n’est pas difficile d’imaginer un ancien shaman élevant un charbon ardent de haschich. Isaïe, avec le charbon élevé vers ses lèvres, eut tous ses péchés enlevés et son iniquité retirée… Ceci est comparable à la manière dont les Sadhus hindous élèvent leur chillum au niveau du troisième oeil et s’exclament Boom Shiva ! en un acte qui indique la perte de leur ego et leur unification avec Shiva.

 

Quatrième référence au Cannabis.

 

La quatrième occurrence du cannabis dans l’Ancien Testament est en Jérémie, à une époque où le goût de Yahvé pour les herbes semble avoir décliné. De la même manière que Dieu rejeta l’offrande de Caïn, le cannabis est également rejeté : Qu’ai-je besoin de l’encens qui vient de Séba, Du kaneh d’un pays lointain ? Vos holocaustes ne me plaisent point, Et vos sacrifices ne me sont point agréables (Isaïe 6 : 20). 

 

Dernière référence au Cannabis.

 

La dernière référence biblique au kaneh apparaît dans Ezéchiel 27, dans un passage nommé : Une lamentation pour Tyr. Le royaume de Tyr est tombé dans la disgrâce du Seigneur et le cannabis apparaît comme une marchandise reçue par Tyr. Ce passage se réfère à la fois à l’histoire du roi Salomon et à la reine de Saba : Vedan et Javan, depuis Uzal, Pourvoyaient tes marchés ; Le fer travaillé, la casse et le kaneh-bosem, Étaient échangés avec toi (Ezéchiel 27 : 19).

 

De ces cinq références au kaneh et au kaneh bosem, les trois premières voient le Cannabis être dans les faveurs du Seigneur, la quatrième en sa défaveur et la cinquième sur la liste de marchandises d’un royaume déchu par Dieu. On peut se questionner sur la raison de ces contradictions apparentes. La réponse peut être trouvée dans l’histoire de la suppression du culte d’Asherah (Astarté) l’ancienne Reine des Cieux.

 

Dans The Calice and the Blade, Riane Eisler explique cela de la façon suivante : Il y a bien sûr une allusion à tout cela dans la Bible elle-même. Les prophètes Esra, Osée, Néhémie et Jérémie ragent constamment sur l’abomination des cultes aux autres dieux. Ils étaient particulièrement outragés par ceux qui pratiquaient encore le culte de la Reine des Cieux. Et leur plus grande colère allait plus particulièrement à l’encontre des filles infidèles de Jérusalem qui restaient accrochées aux croyances matriarcales.

 

Le lien entre le Cannabis et la Reine des Cieux est probablement plus apparent dans Jérémie, où l’antique patriarche semble concerné par le culte du peuple à la Reine des Cieux et tout particulièrement la consommation d’encens en son honneur :

 

15 - Tous les hommes qui savaient que leurs femmes offraient de l’encens à d’autres dieux, toutes les femmes qui se trouvaient là en grand nombre, et tout le peuple qui demeurait au pays d’Égypte, à Pathros, répondirent ainsi à Jérémie :

16 - Nous ne t’obéirons en rien de ce que tu nous as dit au nom de l’Éternel.

17 - Mais nous voulons agir comme l’a déclaré notre bouche, offrir de l’encens à la reine du ciel, et lui faire des libations, comme nous l’avons fait, nous et nos pères, nos rois et nos chefs, dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem. Alors nous avions du pain pour nous rassasier, nous étions heureux, et nous n’éprouvions point de malheur.

18 - Et depuis que nous avons cessé d’offrir de l’encens à la Reine du Ciel et de lui faire des libations, nous avons manqué de tout, et nous avons été consumés par l’épée et par la famine (…)

19 - D’ailleurs, lorsque nous offrons de l’encens à la Reine du Ciel et que nous lui faisons des libations, est-ce sans la volonté de nos maris que nous lui préparons des gâteaux pour l’honorer et que nous lui faisons des libations ?

 20 - Jérémie dit alors à tout le peuple, aux hommes, aux femmes, à tous ceux qui lui avaient fait cette réponse :

21 - L’Éternel ne s’est-il pas rappelé, n’a-t-il pas eu à la pensée l’encens que vous avez brûlé dans les villes de Juda et dans les rues de Jérusalem, vous et vos pères, vos rois et vos chefs, et le peuple du pays ?

22 - L’Éternel n’a pas pu le supporter davantage, à cause de la méchanceté de vos actions, à cause des abominations que vous avez commises ; et votre pays est devenu une ruine, un désert, un objet de malédiction, comme on le voit aujourd’hui.

23 - C’est parce que vous avez brûlé de l’encens et péché contre l’Éternel, parce que vous n’avez pas écouté la voix de l’Éternel, et que vous n’avez pas observé sa loi, ses ordonnances, et ses préceptes, c’est pour cela que ces malheurs vous sont arrivés, comme on le voit aujourd’hui (Jérémie 44 : 15-23).

 

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le Nehushtan

 

Un interdit biblique

 

La référence de Jérémie aux rois et aux princes des temps anciens qui brûlaient de l’encens à la Reine des Cieux peut être un rappel du Roi Salomon, de son fils Roboham et d’autres rois et prophètes bibliques. D’autres figures bibliques de l’interdit de l’utilisation du Cannabis et du culte de la Reine des Cieux sont par exemple Hézéchias et son petit-fils Josée : Il fit disparaître les hauts lieux, brisa les statues, abattit les idoles, et mit en pièces le serpent d’airain que Moïse avait fait, car les enfants d’Israël avaient jusqu’alors brûlé des parfums devant lui : on l’appelait Nehuschtan (II Rois 18 : 4) - en hébreu : Nechushtan. 

 

Le point intéressant avec ce passage est que l’Arche d’Alliance ne contient pas les dix commandements de la Loi de Moïse, mais porte le Nehushtan, ou serpent d’airain, qui est un composé fréquent dans les premières représentations de la Déesse.

 

La Bible rapporte que le roi avant Hézéchias mit des images et des bosquets sur chaque colline, et sous chaque arbre vert ; Et ils y brûlaient de l’encens dans tous lieux élevés… (1 Rois 17). Ainsi firent les rois qui régnèrent après Josée, qui fut tué au combat en 609 av. J-C.

 

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fragment biblique en hébreu

 

Un faux Livre de la Loi ?

 

Le Livre de la Loi, qui est constitué du Deutéronome et du Lévitique, était utilisé afin d’interdire le culte de la Déesse et instituer une peine de mort pour ceux qui brûlaient de l’encens. Bien qu’il soit supposé écrit par Moïse, il n’a été découvert que 600 ans après la mort de Moïse.

 

Dans Green Gold, Judy Osburn suit la suggestion que le Livre de la Loi peut avoir été un faux, écrit par les prêtres hébreux avec l’espoir de voir l’éradication des temples concurrents et de leur déité. Cette concurrence obtenait en effet plus de sacrifices de la part du peuple que celui de Yahvé. Osburn cite Occidental Mythology du théologien Joseph Campbell, lequel écrit qu’avant la découverte du Livre de la Loi, ni les rois ni le peuple ne prêtaient une attention particulière à la loi de Moïse qui, en fait, leur était inconnue. Ils se vouaient alors aux déités habituelles du Proche-Orient.

 

Les hébreux, jusqu’à cette époque, adoraient les anciens dieux. Ils pratiquaient les cultes dans des lieux ouverts sur les hauteurs des montagnes et dans des grottes.

 

La découverte mystérieuse du Livre de la Loi prend place durant le règne du Roi Josée. Une fois informé des nouvelles lois, l’interdit de Josée se porte contre les brûleurs d’encens, cet interdit sera plus dur encore que celui porté par son grand-père Hézéchias. La Bible décrit cette action comme suit :

 

1 - Le roi Josias fit assembler auprès de lui tous les anciens de Juda et de Jérusalem.

2 - Puis il monta à la maison de l’Éternel, avec tous les hommes de Juda et tous les habitants de Jérusalem, les sacrificateurs, les prophètes, et tout le peuple, depuis le plus petit jusqu’au plus grand. Il lut devant eux toutes les paroles du livre de l’alliance, qu’on avait trouvé dans la maison de l’Éternel.<

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3 - Le roi se tenait sur l’estrade, et il traita alliance devant l’éternel, s’engageant à suivre l’Éternel, et à observer ses ordonnances, ses préceptes et ses lois, de tout son coeur et de toute son âme, afin de mettre en pratique les paroles de cette alliance, écrites dans ce livre. Et tout le peuple entra dans l’alliance.

4 - Le roi ordonna à Hilkija, le souverain sacrificateur, aux sacrificateurs du second ordre, et à ceux qui gardaient le seuil, de sortir du temple de l’Éternel tous les ustensiles qui avaient été faits pour Baal, pour Astarté, et pour toute l’armée des cieux ; et il les brûla hors de Jérusalem, dans les champs du Cédron, et en fit porter la poussière à Béthel.

5 - Il chassa les prêtres des idoles, établis par les rois de Juda pour brûler des parfums sur les hauts lieux dans les villes de Juda et aux environs de Jérusalem, et ceux qui offraient des parfums à Baal, au soleil, à la lune, au zodiaque et à toute l’armée des cieux.

6 - Il sortit de la maison de l’Éternel l’idole d’Astarté, qu’il transporta hors de Jérusalem vers le torrent de Cédron ; il la brûla au torrent de Cédron et la réduisit en poussière, et il en jeta la poussière sur les sépulcres des enfants du peuple.

7 - Il abattit les maisons des prostitués qui étaient dans la maison de l’Éternel, et où les femmes tissaient des tentes pour Astarté.

8 - Il fit venir tous les prêtres des villes de Juda ; il souilla les hauts lieux où les prêtres brûlaient des parfums, depuis Guéba jusqu’à Beer-Schéba ; et il renversa les hauts lieux des portes, celui qui était à l’entrée de la porte de Josué, chef de la ville, et celui qui était à gauche de la porte de la ville.

9 - Toutefois les prêtres des hauts lieux ne montaient pas à l’autel de l’Éternel à Jérusalem, mais ils mangeaient des pains sans levain au milieu de leurs frères.

10 - Le roi souilla Topheth dans la vallée des fils de Hinnom, afin que personne ne fît plus passer son fils ou sa fille par le feu en l’honneur de Moloc.

11 - Il fit disparaître de l’entrée de la maison de l’Éternel les chevaux que les rois de Juda avaient consacrés au soleil, près de la chambre de l’eunuque Nethan-Mélec, qui demeurait dans le faubourg ; et il brûla au feu les chars du soleil.

12 - Le roi démolit les autels qui étaient sur le toit de la chambre haute d’Achaz et que les rois de Juda avaient faits, et les autels qu’avait faits Manassé dans les deux parvis de la maison de l’Éternel ; après les avoir brisés et enlevés de là, il en jeta la poussière dans le torrent de Cédron.

13 - Le roi souilla les hauts lieux qui étaient en face de Jérusalem, sur la droite de la montagne de perdition, et que Salomon, roi d’Israël, avait bâti à Astarté, l’abomination des Sidoniens, à Kemosch, l’abomination de Moab, et à Milcom, l’abomination des fils d’Ammon.

14 - Il brisa les statues et abattit les idoles, et il remplit d’ossements d’hommes la place qu’elles occupaient.

15 - Il renversa aussi l’autel qui était à Béthel, et le haut lieu qu’avait fait Jéroboam, fils de Nebath, qui avait fait pécher Israël ; il brûla le haut lieu et le réduisit en poussière, et il brûla l’idole.

16 - Josias, s’étant tourné et ayant vu les sépulcres qui étaient là dans la montagne, envoya prendre les ossements des sépulcres, et il les brûla sur l’autel et le souilla, selon la parole de l’Éternel prononcée par l’homme de Dieu qui avait annoncé ces choses.

17 - Il dit : Quel est ce monument que je vois ? Les gens de la ville lui répondirent : C’est le sépulcre de l’homme de Dieu, qui est venu de Juda, et qui a crié contre l’autel de Béthel ces choses que tu as accomplies.

18 - Et il dit : Laissez-le ; que personne ne remue ses os ! On conserva ainsi ses os avec les os du prophète qui était venu de Samarie.

19 - Josias fit encore disparaître toutes les maisons des hauts lieux, qui étaient dans les villes de Samarie, et qu’avaient faites les rois d’Israël pour irriter l’Éternel ; il fit à leur égard entièrement comme il avait fait à Béthel.

20 - Il immola sur les autels tous les prêtres des hauts lieux, qui étaient là, et il y brûla des ossements d’hommes. Puis il retourna à Jérusalem.

21 - Le roi donna cet ordre à tout le peuple : Célébrez la Pâque en l’honneur de l’Éternel, votre Dieu, comme il est écrit dans ce livre de l’alliance.

22 - Aucune Pâque pareille à celle-ci n’avait été célébrée depuis le temps où les juges jugeaient Israël et pendant tous les jours des rois d’Israël et des rois de Juda.

23 - Ce fut la dix-huitième année du roi Josias qu’on célébra cette Pâque en l’honneur de l’Éternel à Jérusalem (II Roi 23).

 

La séparation de la Shekhinah

 

La déesse de la foi hébraïque est revenue plus tard sous une forme plus mystique au sein de la Kabbale (de l'hébreu קבלה Qabalah : réception). La Kabbale enseigne que la Shekhinah est l’âme féminine de Dieu qui ne peut être parfait que dans sa réunion avec elle. Les kabbalistes croient que c’est la perte par Dieu de cette Shekhinah qui apporte le mal. Dans certaines traditions, la Shekhinah est vue comme une colonne de fumée guidant les nations errantes d’Israël pendant leur exode d’Égypte.

 

Le retour de la Déesse

 

Notre séparation de l’antique Déesse et la négation de son extase peuvent être perçues comme la racine de la cause de la séparation de l’humanité et de la nature, la nôtre et celle du monde qui nous entoure. Peut-être l’esprit de l’antique Déesse ne pourra être entièrement restauré à moins que ses enfants ne commencent à respecter et à soigner son corps abusé, et qu’ils retournent dans les antiques bosquets pour y danser et l’adorer, et qu’ils soient libres de brûler son encens saint de kaneh bosem en son honneur !

 

Il semblerait que l’esprit de l’antique encens d’Asherah revienne, sous l a forme des fumettes modernes. À nouveau les gens de tous âges, races et croyances se rassemblent illégalement afin de célébrer l’utilisation et les bénéfices de l’Arbre Sacré. Ils brûlent le saint encens en protestation, comme le fit la foule défiante devant Jérémie il y a si longtemps.

 

Le Cannabis et le Christ ?

 

Mais quid du Nouveau Testament ? Jésus était-il un utilisateur d’herbes, ou perpétua-t-il l’interdiction du Cannabis instituée avec zèle par Hézékia, Josée et Jérémie ?...

 

BOOM SHIVA !

BOOM SHAKTI !

HARI HARI GUNJA !

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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